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Le socle commun : pourquoi ?

Le socle commun : pourquoi ?

Date : 20 septembre 2006
Lieu : CRDP d'Orléans (45)

Dominique Raulin. Photo : Patrice Lenain
Présentation par Dominique Raulin, directeur du CRDP d'Orléans.

Sont ici introduites quelques pistes de réflexion concernant le socle commun : en quoi celui-ci constitue-t-il  une nouveauté ? Comment s’articule-t-il avec les programmes d’enseignement ? Va-t-il améliorer l’efficacité scolaire ? Ne va-t-il pas stigmatiser les échecs des élèves ? Comment construire une évaluation juste ? Comment construire des protocoles d’apprentissage pour l’ensemble des compétences ?

 

Claude Lelièvre. Photo : Patrice Lenain


Claude Lelièvre, professeur des universités, membre de la Commission nationale sur l'avenir de l'école (CNAE)

Cette intervention propose une approche historique de la notion de culture commune.
En effet, l'idée de socle commun n'est pas nouvelle : les différentes réformes éducatives mises en place au cours de la Vème République tendent vers cette notion.
C. Lelièvre  les examine : réformes Berthoin, Capelle-Fouchet ; création des collèges d’enseignement secondaire...
Ce n'est qu'en 1999, avec le rapport Dubet, que surgit la nécessité de mieux définir les savoirs et compétences. Il est devenu indispensable de « bien apprendre ce qu’il n’est pas permis d’ignorer » selon l’expression de J. Ferry. La Commission Thélot propose un certain nombre de principes pour définir les priorités du socle et la faisabilité des décisions prises. Elle met en garde sur le danger de l’abandon des plus faibles.



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Alain Bouvier. Photo : Patrice Lenain

Alain Bouvier, ancien recteur, membre du Haut Conseil de l'Éducation.

Créé par la loi du 23 avril 2005, le Haut Conseil de l’Education (HCE) est une autorité indépendante dont M. Bouvier évoque les différentes missions.

Le travail sur le socle commun a été son  premier chantier. Il a formulé des recommandations qui ont permis ensuite la rédaction du décret. 
A. Bouvier met l'accent sur les  points sensibles  apparus au cours de cette réflexion : anglais dès le cours préparatoire ? signification de l’enseignement de l’histoire ; éducation et citoyenneté ; rapport entre le Brevet et le socle commun ; constitution et place des différents paliers ; évaluation des compétences.

Il rappelle enfin que le rapport annuel du HCE a pour but d'évaluer la mise en oeuvre du socle commun

 

 Jean-Michel Zarkhartchouk. Photo Patrice Lenain

Jean-Michel Zakhartchouk, ancien rédacteur en chef des Cahiers pédagogiques.

D. Raulin introduit le conférencier, militant du CRAP - Cahiers pédagogiques. Les Cahiers pédagogiques travaillent sur le socle commun depuis la sortie du rapport Thélot et préviennent contre une logique disciplinaire et le risque de n’évaluer que les connaissances et non les compétences. Il est nécessaire de garder des exigences communes à l’intérieur d’une pédagogie différenciée qui ne doit pas être « différenciatrice ». Le brevet, insiste le conférencier, doit prendre en compte des compétences et montrer que tous les élèves parviennent à une culture commune quelles que soient les méthodes d'apprentissage.  Jean-Michel Zakhartchouk s’interroge aussi sur le lien à créer entre socle commun et  formation continue.
Il est indispensable aussi, selon lui, de prendre appui sur l’expérience des enseignants qui essaient, depuis longtemps, de déterminer les connaissances essentielles en valorisant le travail déjà réalisé.